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Gauche alternative en Corse

Menaces sur les clémentines corses!

Publié le 4 Janvier 2014 par Manca alternativa

A en croire la presse régionale, la Corse a failli connaître une grande catastrophe à cause des grévistes de la Sncm. 400 tonnes de clémentines ont loupé de justesse la décharge sans l’intervention d’un chevalier blanc qui est venu à la rescousse, en l’occurrence le PDG de Corsicaferries. Quel heureux hasard ! Celui-ci, homme au grand cœur, ayant un sens profond de la solidarité, a proposé de mettre en service un bateau supplémentaire pour transporter les fameuses clémentines. Comme l’a dit quelqu’un on a assisté là à une véritable pantalonnade, afin de masquer les vrais problèmes et les responsabilités dans cette affaire. On peut comprendre l’inquiétude des producteurs et des petits transporteurs telle qu’elle a pu s’exprimer ces dernières 48 heures. Mais que représentent 400 tonnes de clémentines au regard de la liquidation possible de 4.000 emplois directs et indirects et ses conséquences sur l’économie insulaire ? La question mérite d’être posée. On souhaiterait que les pourfendeurs de grévistes mettent autant d’ardeur pour défendre la Sncm. Ce serait éminemment plus constructif. Rappelons à ces âmes bien nées qu’il existe un plan industriel pour la sauvegarde de la compagnie maritime, accepté par l’ensemble des partenaires, Etat, syndicats et direction. Et ce plan coûterait cher aux salariés. Un seul exemple : suppression de 500 postes de travail. La seule exigence des grévistes et de l’ensemble des syndicats, à l’exception du Stc, c’est la mise en œuvre rapide des dispositions du plan. Mais d’aucuns font la sourde oreille ou traînent les pieds, comme le gouvernement. A quoi jouent-ils ? Mais où est donc passé notre ministre du redressement productif ? Il est grand temps d’agir avant le début d’une catastrophe économique et sociale qui frapperait durement et pour longtemps la Corse. C’est le message que les grévistes envoient à ceux qui détiennent la clé du problème, en particulier le gouvernement dit socialiste.

Jean Antoine Mariani

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