Marche contre la vie chère
et l’inaction climatique
Ajaccio. Place Caseli. 11 heures. Samedi 15 octobre 2022.
Plusieurs organisations de la gauche insulaire (Inseme a manca, Lfi, Ev les verts, Pcf 2a, Jc2a, Nouvelle donne, ghjuventu di manca, Ps 2a, Génération-s) – on pourrait dire la quasi-totalité – ont donné une conférence de presse. C’est un peu inédit depuis des lustres. Thème : La marche contre la vie chère et l’inaction climatique. Cette marche se déroulera à Paris, dimanche 16 octobre, au départ de la place de la Nation, à Paris, à 14 heures, à l’appel de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), de nombreuses organisations et associations et de syndicats.
Au-delà du soutien que les initiateurs de la conférence de presse entendent apporter à cette marche, il y a un événement à souligner, la gauche se retrouve, ici en Corse, unie pour soutenir le mécontentement qui monte fort dans le pays. Les causes de ce mécontentement sont connues. Aggravation des conditions de vie d’une grande partie de la population alors que d’aucuns se gavent allègrement (ex. Total Energies). Insécurité sociale. Baisse du pouvoir d’achat, à cause d’une inflation galopante, alimentée par des spéculations outrancières au niveau national et mondial, etc. Sans oublier la politique ultralibérale du pouvoir macronien au service exclusif des marchés financiers et des multinationales. Politique qui vise à accélérer la casse des services publics, la remise en cause de notre système de Sécurité sociale et de nos régimes de retraite basés sur la solidarité intergénérationnelle et bien d’autres.
Cette union est plus que jamais nécessaire. Elle ne saurait être de circonstance ou occasionnelle. Elle doit se débarrasser des vieilles querelles et méfiances, des égos des uns et des autres, de toute tentation hégémonique d’où qu’elle vienne. Autant de choses qui ont coûté cher à cette gauche insulaire. Une preuve. Absence de la gauche à la Collectivité de Corse. Un principe doit dominer, à savoir l’unité dans la diversité. Dans le cas contraire et au regard du contexte national et international avec la montée inquiétante des idées d’extrême droite ne serait-ce qu’en Europe, un risque mortel nous guette : la disparition pure et simple de la gauche du paysage politique national et insulaire, comme cela s’est produit en Italie. Résultat : l’arrivée au pouvoir des néofascistes de Fratelli d’Italia.
Après la marche du 16 octobre, il y aura la journée inter professionnelle de grèves et d’actions à travers le pays, y compris en Corse, le 18 octobre à l’initiative de la Cgt, de Solidaires, de Fo, de la Fsu, de plusieurs organisations d’étudiants et de jeunesse.
Soutien à cette journée, comme soutien à la lutte des salariés dans les raffineries et dépôts de carburants.
