Le changement, c’est pas pour maintenant
Une grande messe sur le changement climatique a débuté au Bourget, lundi 30 novembre 2015. L’objectif fixé : ne pas dépasser une augmentation de 2% de la température du globe, d’ici 2100. La conclusion se fera le 12 décembre. Qu’est-ce qu'on peut en espérer ? Pas grand-chose fondamentalement. Quelques mesures et des déclarations d’intention. Le changement, ce n’est pas pour demain. Pourquoi ? Les causes réelles de ce changement climatique sont occultées ou minimisées. Les principaux pollueurs refusent de prendre les mesures nécessaires. On pense en particulier aux Etats-Unis d’Amérique, à la Chine, au Brésil, au Canada, à l’Allemagne, à l’Inde. Prendre ces mesures serait pour eux et pour d’autres, y compris la France, remettre en cause leur propre système, et la logique qui en découle, à savoir la logique du profit immédiat. Après moi le déluge, comme disait Louis XV. Au nom de ce profit, on pollue allègrement l’atmosphère, on liquide massivement et systématiquement les forêts en Indonésie, au Brésil, au Congo, etc. On massacre l’environnement en bétonnant outrageusement les côtes, en Méditerranée par exemple. Les glaciers fondent, de même les banquises de l’Arctique et de l’Antarctique, avec pour conséquence la montée inexorable du niveau de la mer, inondant des millions d’hectares de terres et provoquant de vastes mouvements migratoires des populations habitant ces zones sinistrées. On pourrait multiplier les exemples.
Donc, la grande messe s'achèvera sans réelle prise de décision, à la hauteur des enjeux. La plupart des pays pollueurs traîneront évidemment les pieds, fidèles à leur dogme immuable, le fric.
Fort heureusement, il existe sur notre planète des forces qui s’opposent à cette logique mortifère. Un mouvement pour la protection de notre environnement se met en marche.
Pour conclure, la lutte contre le réchauffement climatique ne saurait être détachée de la lutte contre les responsables de ce même réchauffement. Une lutte sans complaisance, ni compromission avec la loi du profit et contre le système qui l’engendre. Le contraire ne serait qu’illusion.
Maria Maddalena Lanteri


