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Gauche alternative en Corse

Des vessies sociales pour des lanternes de gauche

Publié le 31 Janvier 2015 par Manca alternativa

Quelques unes des dernières perles d’Emmanuel Macron, ce parvenu de la politique aux allures de marquis…

« Un groupe de travail planchera pour rendre la pénibilité supportable pour les entreprises. » (Radio Classique, 02/12/2014)

« Le travail du dimanche c’est plus de liberté et la liberté c’est une valeur de gauche.»

« Il y a beaucoup de Français et de Français qui aimeraient travailler le dimanche pour précisément pouvoir se payer le cinéma. »  (RTL, 11/12/2014)

« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » dans un entretien aux "Echos" du mercredi 7 janvier.

macron_loiCe sont les dires ridicules d’un homme de droite qui veut se faire passer pour un homme de gauche. Nous ne reviendrons pas sur les analphabètes de Gad et sur les transports des pauvres en autocar. Par contre, la loi Macron qui est en discussion à l’assemblée nationale montre bien que Macron est un homme de droite issu de l’ENA et de la Finance, puisqu’il a travaillé à la banque Rothschild. Sa loi est un packaging dans lequel il a noyé des projets scélérats. « Macron nous prend pour des cons » et ce slogan éventuel ne rime ni pour rien ni à rien.

Jean-Luc Mélenchon a appelé à la mobilisation contre la loi Macron : « Je propose que la loi Macron soit la cible sur laquelle concentrer toutes nos forces. Sur ce terrain si cruel pour des millions de salariés nous pouvons tenir une ligne de front. Nous pouvons faire stopper là, à cet endroit, les reculades sociales que le gouvernement de Hollande et de Valls organise ». Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, ainsi que Manuel Valls, ont confirmé que les commerces pourront ouvrir 12 dimanches au lieu de cinq actuellement.  Immédiatement Jean-Luc Mélenchon  a interpellé les syndicats : «Ce serait aux syndicats de porter cette mobilisation. Soit ils se mettent d'accord pour nous rassembler un week-end (...) soit il faut en prendre l'initiative ailleurs… Le travail du dimanche, c'est le productivisme avec un P majuscule, la sacralisation de la société de consommation ».

Professionnel du milieu bancaire et de son secret, le frais moulu ministre de l’économie voulait légiférer sur le « secret des affaires »  et instaurer une omerta à tous. Il parle de déverrouiller et il veut placer un verrou législatif. Devant le tollé provoqué, le gouvernement vient de retirer ce projet législatif d’une loi qui en compte d’autres comme la suppression de la période de trois ans pour les locataires en fin de bail dans une opération de vente à la découpe. Ainsi pour permettre la spéculation immobilière, les locataires en fin de baux pourront être expulsés pour que des marchands de biens et des fonds communs de placement réalisent de juteuses plus-values. Gérard FILOCHE, depuis des semaines, est en guerre contre « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée ». Peut-on parler encore de la gauche avec Macron, Valls et Hollande ? Selon des sondages, une majorité de Français y serait pourtant favorables. Militant socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche était chez LÀ-BAS HEBDO le 21 janvier. Emmanuel MACRON était dans tous les autres médias. La presse de la doxa libérale le soutient de façon éhontée. La contestation au sein du PS  n’a accès qu’à des petits journaux indépendants. La machine médiatique est devenue un outil de propagande de la pensée unique et de la politique antisociale. Le député Filoche, frondeur socialiste, explique dans une interview au journal LA-BAS HEBDO toute la nocivité de la loi Macron, selon un point de vue que nous partageons. Gérard Filoche nous étonnera toujours. Quand rejoindra-t-il la vraie opposition aux Solfériniens ? Voici sa charge contre la loi Macron :

FILOCHE démolit MACRON from Là-bas si j'y suis on Vimeo.

Au Sénat,  Pierre Laurent n’a pas eu de mots assez durs poour  dénoncer la "loi Macron" : « Pourquoi une loi fourre-tout, sur laquelle d’ailleurs le Conseil d’Etat émet des réserves importantes, qui n’a en fait qu’un seul fil conducteur : la dérèglementation du code du travail et de la régulation publique. Pourquoi plus d’asservissement encore des salariés aux exigences patronales avec la généralisation du travail du soir et du dimanche, car, vous le savez bien, le volontariat c’est de la blague? Pourquoi libéraliser le transport en autocars contre le développement des petites lignes ferroviaires ? Pourquoi, alors que la rente autoroutière engraisse les grands concessionnaires du BTP depuis la privatisation, ne pas renationaliser les autoroutes ? Pourquoi privatiser les aéroports de Nice et Lyon après celui de Toulouse, et nos entreprises de défense GIAT et Nexter ? Je vous le dis, votre loi va diviser la France, les travailleurs, la gauche. Vous poursuivez sur la voie du reniement. Si vous continuez à trahir ainsi les électeurs, cela aura des conséquences graves dans tous les rendez-vous électoraux à venir.

(...) J'appelle tous les sénateurs de gauche, tous ceux qui ont l’égalité au cœur à ne pas accepter ce énième recul de civilisation. Après l'échec du CICE, du crédit impôt recherche, je vous dis arrêtez le massacre. Vous subventionnez les patrons à coup de milliards d’euros, et le MEDEF crache dans la soupe (...) Monsieur le ministre, je vous demande d’entendre la colère qui monte déjà dans toute la gauche et dans le monde syndical. Retirez votre projet de loi avant qu'il ne soit trop tard.» ( article dans journal l’Humanité)

Emmanuel Macron est un arriviste qui a amassé une fortune auprès des Rothschild. Il a publié ses revenus et son patrimoine comme la loi l’y oblige  : environ 3 millions de salaire entre 2008 et 2012, un appartement parisien évalué à 1 million, de nombreux placements et un compte courant affichant 113 752 euros. Un pécule de riche bourgeois qui devrait permettre au ministre de prendre sa retraite dès demain s'il le souhaite. On a mis en avant qu’il avait accepté de percevoir des rémunérations moindres en s’engageant en politique : 9 940 euros brut par mois en tant que ministre. Le pauvre !

Promu au poste de ministre de l'Economie, ce spécialiste de la finance a du mal à s'imposer dans le paysage gouvernemental et particulièrement au sein de la gauche. On se demande bien pourquoi… Nous plaisantons !  Ajoutons qu’il n’a jamais eu le moindre mandat électif et que son ascension politique s’est faite dans les réunions amicales avec des billets d’entrées donnés par quelques mentors.

A Bruxelles, l’Europe a été construite par des lobbies et des technocrates. Nous voyons où cela nous a conduit. En France, nous avons une république des avocats d’affaires, des énarques et des Financiers. Emmanuel Macron est le prototype du parvenu politique, un produit de la doxa libérale à qui ont été donnés des pouvoirs sans aucune légitimité autre que d’avoir été conseiller politique, c’est-à-dire éminence grise d’un pouvoir médiatico-politique qui n’accepte que l’alternance libérale et qui s’emploie à marginaliser le mot « socialisme » pour l’effacer de l’échiquier politique. Pour mesurer le rôle des médias dans cette œuvre libérale, il suffit de constater les temps de paroles donnés à tous les acteurs du libéralisme face à l’absence médiatique de tous ceux classés gauche radicale et extrême-gauche. La grande presse audiovisuelle distille la même propagande néolibérale et pratique un tri sélectif des informations. Pendant ce temps Emmanuel Valls clame qu’il combat l’inégalité. Comme Emmanuel Macron, il pratique le vol des mots et en premier lieu celui de « Gauche ». Ils veulent faire passer des vessies antisociales pour des lanternes de gauche.  Nous ne parlerons pas de François Hollande qui multiplie les discours humanistes et les commémorations, galvanisé par sa côte de popularité en progression depuis la tragédie de Charlie Hebdo. Il donne l’impression d’inaugurer les chrysanthèmes, pour reprendre une expression du Général de Gaulle lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 09/09/1965.

U Barbutu

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