• Chômage et Cac 40 progressent...

    chômage_cacEn 2012, en Corse, le nombre des demandeurs d’emplois a augmenté de 9,4% en douze mois. 

    En regardant l’évolution nationale de la catégorie A des demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi (demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi[1])entre décembre 2011 et décembre 2012, elle augmente de partout dans une fourchette de 7,2%  à 15,6% selon la région. La hausse est de 7,1 % dans les départements d’Outre Mer. Le nombre des moins de 25 ans inscrits en catégorie A augmente de 4,2 % en Corse : 3 100 jeunes de moins de 25 ans qui étaient à la recherche d'un emploi (soit 18,5% du nombre total de demandeurs d'emploi de catégorie A).  En France métropolitaine, le chiffre le plus bas est 13% en Ile-de-France. Il est de 15,5 % dans les départements d’Outre Mer. Dans les trois catégories (ABC), le total des demandeurs d'emploi est passe à 19 700 fin 2012. Ils étaient 17 900 à la fin de l'année 2011. A retenir encore que dans les trois catégories le nombre de demandeurs de moins de 25 ans est de 3 500, en hausse de 5,5% par rapport à l'an dernier.

    En France, l'année 2012 s'est achevée avec un nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé  qui est resté quasiment stable. Mais sur un an, il a progressé de 284.600 pour atteindre 3.132.900, ce qui représente 10% de la population active.

    Selon les chiffres publiés par le ministère du Travail, le nombre de chômeurs a donc atteint à la fin de l'an dernier 3.132.900, 300 de plus qu'à la fin novembre, alors que la progression a plusieurs fois dépassé les 40.000 mensuels. Quant au nombre de personnes recherchant activement un emploi, qu'elles aient travaillé ou non dans le mois (catégories A, B et C), il a atteint à la fin du mois dernier 4.627.600 en métropole. Dans l'Hexagone, il n'a donc augmenté « que » de 10.200 alors que depuis mai dernier, la progression était chaque mois au minimum de 20.000 et a même atteint, en octobre 2012, quelque 70.000.

    La tendance de décembre (faussée aussi par les emplois précaires des fêtes de fin d’année) ne doit pas masquer l'évolution de fond qui est malheureusement une hausse conséquente de 8,6 % sur un an pour 2012. Les plus de 50 ans, notamment les femmes, sont toujours les plus touchés par le chômage. C'est cette catégorie d'âge qui connaît la plus forte hausse sur un an : + 14,8 %, soit 20 315 personnes.

    Les chiffres publiés ne représentent que la part de la population qui pointe à Pôle Emploi.  Il faut aussi rappeler que le taux des chômeurs indemnisés serait de moins de 50% et que la cohorte de ceux qui ne pointent pas ou plus s’allonge.  Nombreux sont ceux qui n’ont droit à rien comme, par exemple,  les jeunes de moins de 25 ans qui ne peuvent se prévaloir de cinq ans d’emploi et tous ceux qui arrivent en fin de droit. Plus de 6 millions de Français n’ont pas les moyens de vivre décemment par leur emploi. C’est énorme sur un peu moins de 26 millions d’actifs

    Il n’y a pas de quoi être optimiste d'autant plus que des vagues de licenciements et de suppressions d’emplois sont annoncées. Nous ne partageons donc pas l’optimisme des derniers chiffres du chômage même s’il est modéré. Le chômage est en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs. Il est toujours demandé aux travailleurs salariés de se serrer la ceinture tout en baissant le pantalon devant le patronat. On ne sortira pas durablement de la crise fin 2013 (comme on nous le promet aujourd’hui) avec une politique d’austérité, de chômage, de suppression d’emplois et de baisse du niveau de vie.

    L’indice qui est au beau fixe est celui du CAC 40 qui évalue la valeur financière des grandes entreprises. Un parallèle entre cet indice et celui du chômage démontre, si cela est encore nécessaire, que la rentabilité financière est toujours privilégiée au détriment de l’emploi. On comprend pourquoi le Medef s’attaque au code du travail pour précariser l’emploi. Il est temps de mettre fin à la gestion financière et spéculative des entreprises au détriment des salariés et des emplois. Il est temps de s’attaquer réellement aux délocalisations et à une mondialisation de la spéculation et de  l’exploitation des hommes. Il est temps de sortir d’une fatalité inventée par les riches pour être encore plus riches au détriment du reste du monde. Cela ne se fait pas en un clin d’œil mais il faut bien commencer un jour et le changement ne peut être toujours remis au lendemain de prochaines élections.

    Pidone



    [1]Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont regroupés en différentes catégories. Conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la définition d’indicateurs en matière d’emploi, de chômage, de sous-emploi et de précarité de l’emploi (septembre 2008), la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes :

    - catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

    - catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

     - catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;

    - catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…) y compris les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP) ou en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), sans emploi ;

    - catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés, créateurs d’entreprise).

     

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