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Gauche alternative en Corse

Merkedes the best or nothing.

Publié le 14 Février 2012 par Manca alternativa in Allemagne, austérite, Europe, Grèce, manifestations, Mercedes, Merkel

merkedes

Pendant que l’Allemagne se réjouit des réussites commerciales de la firme Mercedes en Chine, la Grèce sombre dans le chaos où les mènent des plans d’austérité de plus en plus insupportables. Mercedes est un prénom espagnol et le mot espagnol Merced vient du latin « merces » qui signifie "prix, salaire, faveur, grâce". Ironie d’une étymologie pour les Grecs. L’hebdomadaire satirique hellène  Pontiki a affiché à sa Une la photo de la chancelière Angela Merkel surmontée de la légende suivante : « Voilà le Premier ministre » (de la Grèce). Merkedes en voiture dans sa Mercedes joue le cheval de Troie dans la troisième guerre mondiale qui est économique et sociale.

Victime du nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, la Grèce se souvient de cette période et  notamment des massacres commis par les troupes nazies dans des villages grecs, notamment celui de Distomo ou de Kalavryta. Berlin, pourtant condamner à des indemnisations, ne les  a toujours pas versées aux descendants des victimes. En janvier 2011, le Premier ministre grec Georges Papandréou a évoqué le cas de Distomo qui porte « un symbolisme particulier » pour les Grecs. Symbolique aujourd’hui, la révélation des millions d’euros versés en pots-de-vin par le groupe allemand Siemens pour décrocher des contrats en Grèce. Dans un pays mis au ban de l’Union européenne (et en premier lieu par l’Allemagne) pour son état de corruption généralisée, l’affaire fait scandale et révolte après les exigences allemandes d’austérité. Exit Papandreou ! C’est un bon Grec ultralibéral de Goldman et Sachs qui a été placé à la tête du nouveau gouvernement de coalition. Les Grecs sont au bord du gouffre financier, il leur fait faire un grand pas en avant.

Mais le peuple grec n’est pas prêt à subir l’injustice et à servir de boucs émissaires dans le laboratoire ultra libéral qu’est devenu l’Union européenne. Les grecs en sont les cobayes. La machine de guerre économique allemande teste leur résistance sociale. Il est temps que les peuples européens écoutent l’appel de Mikis Théodorakis. Il faut que tous les démocrates, tous les syndicats, tous les partis politiques de gauche montrent leur solidarité. Il ne s’agit pas d’une solidarité à sens unique. De la résistance des Grecs dépend l’avenir des autres pays européens. Notre solidarité pourrait infléchir la politique européenne et la sortir de la tutelle allemande. Nous sommes tous concernés. N’attendons pas des bains de sang en Grèce et le retour des Colonels. 

Lettre ouverte aux peuples d'Europe  (cliquer sur le lien) 

En Grèce, même des mamies sont dans la rue et jettent des pierres aux forces de la répression sociale.

Signé: Pidone

 

 

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